Quel est le point commun entre un expert de la génétique, de la chimie et de l' informatique ? Chez AbbVie, ils unissent leurs savoir-faire pour relever un défi majeur de la recherche biomédicale : exploiter la puissance des données pour accélérer l’innovation au bénéfice des patients.
Chaque seconde, une personne génère en moyenne 1,7 mégaoctet de données ; de quoi remplir le disque dur d’un ordinateur portable en une semaine.
Dans le domaine scientifique et médical, cette explosion est encore plus impressionnante : le volume de données double tous les 18 mois. Face à cette croissance exponentielle, une question cruciale se pose : comment collecter, analyser et transformer ces données en solutions concrètes pour la santé ?
La réponse réside dans la convergence des données, un champ d’innovation où sciences, ingénierie et technologies se rencontrent. Chez AbbVie, des équipes pluridisciplinaires : chercheurs, data scientists et ingénieurs, collaborent étroitement pour imaginer des méthodes inédites d’exploitation de ces ressources.
Comment transformer l’explosion des données scientifiques en véritables avancées pour les patients ?
Trois experts d’AbbVie partagent leur vision dans une interview croisée où entrent en synergie recherche, science des données et innovation médicale.
Howard Jacob, Vice-Président Recherche génomique, Responsable de la Convergence des données AbbVie :
« La convergence des données, c’est la capacité à croiser des sources d’informations multiples pour faire émerger de nouvelles connaissances. Chez AbbVie, nous disposons d’un volume de données considérable : données précliniques, données issues des essais cliniques, bases de données publiques, publications scientifiques… et même un million de génomes. C’est vertigineux !
L’idée de la convergence des données est née de cette question : comment pouvons-nous prendre toutes ces informations et les rassembler afin de pouvoir générer de nouvelles connaissances beaucoup plus rapidement ? »
Jennifer Van Camp, Directrice principale & Chercheuse associée, R&D, Recherche en informations :
« Chez AbbVie, les équipes de data scientists rassemblent des expertises très variées souvent peu associées, à première vue, à l’industrie pharmaceutique. On y trouve des ingénieurs électriciens spécialisés dans le traitement du signal et de l’image, des linguistes informatiques, des ingénieurs de données… et des biologistes comme moi.
Ce qui fait la force de ces équipes, c’est justement cette diversité de profils. C’est en croisant ces disciplines que l’on parvient à explorer les données d'une manière différente, à poser de nouvelles hypothèses et à ouvrir la voie à des découvertes qui n’auraient pas été possibles autrement. »
Howard Jacob : « Nous avons développé une plateforme interne de connaissances appelée ARCH pour AbbVie R&D Convergence Hub. Elle réunit, en un seul endroit, une immense variété de données. Mais ARCH va plus loin : elle intègre des outils puissants qui nous permettent de poser de nouvelles questions, de croiser les informations autrement et d’obtenir des analyses plus poussées.
Grâce à cette plateforme interne, nous sommes en mesure de redéfinir certaines maladies, d’identifier de nouvelles indications thérapeutiques et d’explorer avec plus de précision les signatures moléculaires associées à différentes pathologies. ARCH rend les données non seulement accessibles, mais véritablement actionnables. »
Brian Martin, Responsable de l’Intelligence artificielle et Chercheur associé en R&D et recherche informationnelle :
« La puissance d'ARCH réside dans le fait qu'il s'agit d'une plateforme de connaissances plutôt que d'une plateforme de données. Ce qui la rend unique, ce sont nos scientifiques et leur capacité à expliquer ce qui rend une donnée spécifique significative. »
Brian Martin : « Les données issues des études en vie réelle auxquelles nous avons accès nous permettent de nous interroger sur l’expérience des patients et quantifier leurs besoins non satisfaits sous différentes perspectives.
Par exemple, nous pouvons désormais croiser les données précliniques, cliniques et les informations provenant des demandes issues des compagnies d’assurance. Cela nous aide à relier les différents impacts qu’un composé pourrait avoir sur les patients. Cette capacité à connecter les données de vie réelle aux données précliniques en laboratoire représente une avancée essentielle pour mieux comprendre et répondre aux besoins des patients ».
Jennifer Van Camp, Ph.D. : « Il n’existe ni parcours tout tracé, ni diplôme type pour évoluer dans ce domaine. Mais s’il y a une qualité qui compte plus que toutes les autres, c’est la curiosité. Celle qui pousse à explorer, à questionner, à chercher des réponses là où rien n’est encore écrit ».
FR-ABBV-250262- 02/2026
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